Site internet et pollution atmosphérique (partie 2)

Voici la seconde partie de l’article consacré au site internet et à la pollution atmosphérique.


Site internet

Dans le précédent article, nous avons parlé de valeurs au rang desquelles se trouvent le don, le partage, l’échange et le respect des gens par opposition à la marchandisation, à l’appropriation et à la manipulation des connaissances. Ces valeurs mettent aussi en avant l’action, plutôt que la représentation, la publicité et la personnalisation.

Il serait difficile de devoir admettre que ces valeurs ne soient pas au cœur du site internet qui les mets en avant. Or, en ce qui concerne le don, le partage et l’échange, à l’instar des incroyables comestibles, il existe un ensemble de logiciels qui mettent en avant ces mêmes valeurs : les logiciels libres. Ce sont des logiciels très généralement gratuits, qu’il est possible de partager, d’échanger, d’étudier

le code gardé secret permet le trucage des données et occulte les erreurs, comme dans l’affaire Volkswagen : l’entreprise a récemment avoué avoir utilisé un logiciel caché pour truquer les tests d’émission menés sur 11 millions de voitures, qui rejetaient l’équivalent de 40 fois la limite légale. Référence : Convicted by Code.

et même de modifier pour les adapter à ses besoins. Leurs licences le permettent et l’encouragent. Ils sont développés par des bénévoles autant que par des professionnels et leur qualités sont aussi bonnes, si ce n’est meilleures que pour leurs équivalents propriétaires.

Par comparaison, les logiciels propriétaires sont souvent fortement brevetés avec les mêmes objectifs que pour les plantes, soit l’appropriation des connaissances en vue de leur marchandisation.

Par ailleurs, outre ces valeurs, il est maintenant reconnu que ces logiciels favorisent une utilisation prolongée des machines, consomment moins que les autres et donc polluent moins qu’eux.

Car, même si les chiffres varient selon les sources, en 2014, l’informatique a représenté ∼ 10% de la consommation électrique mondiale.

En 2012, les Technologies de l’Information et de la Communication, émettent autant de CO2 (2% à 5% des émissions globales annuelles, selon les pays) que l’industrie aéronautique. Référence : voir présentation jointe.

Si le cloud était un pays, il se classerait au 5e rang mondial pour la demande en électricité, et ses besoins devraient être multipliés par trois d’ici à 2020. Référence : ibid.

Ainsi, sans aller jusqu’à se poser la question légitime de la pertinence de l’existence d’un site internet, si on admet que celui-ci doit exister, il est impératif de le placer dans des conditions qui ne sont pas contradictoires avec les valeurs des incroyables comestibles.

En conséquences, l’intégralité des logiciels permettant le fonctionnement du site, c’est à dire le système d’exploitation (debian linux), le serveur web ainsi que ce qui va avec (LAMP) et le CMS (wordpress) sont des logiciels libres. Les choix d’une base de donnée comme MySQL et du CMS WordPress, logiciels libres néanmoins, sont critiquables, mais admissibles étant donné l’infrastructure disponible au moment de la création du site.

La localisation du site se situe en Suisse, à Lausanne précisément, cela pour contraindre l’hébergeur au respect des normes environnementales suisses et ne pas exporter notre facture énergétique en Chine par exemple. Il ne s’agit pas d’un auto-hébergement, garantissant un meilleur contrôle des données, mais plus gourmand énergétiquement qu’un datacenter où les machines sont mieux exploitées.

Évidemment, toute proposition d’amélioration dans ce cadre là est la bienvenue.

Présentation du premier mai : Site et pollution atmosphérique


Dans la troisième partie (à venir) nous nous intéresserons aux fonctionnalités du site et notamment à sa carte.

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